Le cannabidiol (CBD) pourrait jouer un rôle assez important dans la régulation de la microglie (des cellules du système nerveux central) et de la neuroinflammation, deux mécanismes impliqués dans plusieurs maladies neurologiques. Plusieurs études entreprises ces dernières années suggèrent ses effets neuroprotecteurs et anti-inflammatoires, ce qui ouvre notamment d’ambitieuses perspectives thérapeutiques.
Avertissement : cet article fait référence à des recherches en cours sur le potentiel thérapeutique du CBD dans certaines affections. Cela ne signifie pas que le CBD pourrait être thérapeutique en lui-même. Le CBD n’est pas un médicament, et ne doit pas être utilisé à des fins thérapeutiques, ni en automédication. Par ailleurs, le CBD peut avoir des interactions avec certains médicaments : prenez conseil auprès de votre médecin traitant si vous voulez consommer du CBD tout en prenant un traitement.
Le potentiel du CBD dans les maladies neurodégénératives
L’objectif de l’étude portant sur Alzheimer
La première recherche qui a retenu notre attention a été menée par des chercheurs de la China Pharmaceutical University. Son objectif : évaluer le potentiel du CBD comme agent thérapeutique pour prévenir et atténuer la neurodégénérescence liée à la maladie d’Alzheimer. L’étude, publiée dans la revue Cells, a porté sur la protéine Aβ1-42, associée à la neuroinflammation, aux dommages synaptiques et aux troubles cognitifs. Des souris exposées à cette protéine ont été traitées avec le phytocannabinoïde.
Les conclusions
Les résultats ont démontré que ce dernier modérait l’activation microgliale et astrocytaire, atténuant les déficits cognitifs et protégeant la fonction synaptique. La dose humaine équivalente a été estimée à 115 mg de CBD, suggérant son potentiel comme supplément oral. Les auteurs évoquent également sa capacité “à la modulation de gènes critiques au sein de la cascade inflammatoire, soulignant son solide potentiel anti-inflammatoire”. Des informations qui vous confortent à utiliser des solutions à base de cannabidiol ? À cet égard, sachez que les produits de CBD les plus vendus en France sont sur Mama Kana
Un impact potentiel sur une maladie auto-immune
L’évaluation portant sur la sclérose en plaques
Des chercheurs ont analysé les effets du CBD sur la sclérose en plaques (SEP), qui affecte à titre d’information environ 120 000 personnes dans l’Hexagone. Pour cela, ils ont utilisé un modèle animal : l’encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE), une pathologie reproduisant les caractéristiques principales de la sclérose en plaques humaine. Les scientifiques ont ainsi pu évaluer l’impact du CBD sur l’activation microgliale, un processus inflammatoire clé dans la SEP, ainsi que sur la prolifération des lymphocytes T spécifiques de la MOG, une protéine impliquée dans la destruction de la myéline.
Effets bénéfiques du CBD sur la sclérose en plaques
Les résultats de cette étude sont encourageants. Le traitement au CBD, administré dès le début de la maladie, a permis de réduire de manière significative la gravité des symptômes cliniques chez les souris atteintes d’EAE. Cette amélioration s’accompagne d’une diminution des lésions axonales, de l’inflammation, de l’activation microgliale et du recrutement des lymphocytes T dans la moelle épinière. De plus, le CBD a inhibé la prolifération des lymphocytes T induite par la MOG, et ce, sans impliquer les récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2, suggérant ainsi un nouveau mécanisme d’action.
Un effet du CBD sur les maladies vasculaires aiguës ?
Une étude sur le potentiel du CBD dans le traitement de l’AVC
La recherche scientifique ne se limite pas à explorer les effets potentiels du CBD sur les pathologies neurodégénératives ou auto-immunes. En effet, elle s’intéresse également à son rôle éventuel dans la prise en charge des maladies vasculaires aiguës. Une étude prometteuse a examiné le rôle du phytocannabinoïde dans letraitement de l’AVC ischémique artériel néonatal, une pathologie pour laquelle aucune solution thérapeutique efficace n’existe au moment de la publication de ladite étude. Menée sur des rats de laboratoire Wistar, elle a évalué l’administration intrapéritonéale de CBD après une occlusion de l’artère cérébrale moyenne.
Les résultat
Les résultats ont révélé des améliorations significatives des fonctions neurocomportementales, telles que la coordination, la force et la performance sensorimotrice. Bien que le CBD n’ait pas réduit le volume de l’infarctus, il a diminué la gliose périlésionnelle, les troubles métaboliques et l’excitotoxicité. Les analyses histologiques ont montré une protection des neurones, une réduction de l’apoptose et une modulation de l’activation microgliale et de l’astrogliose. Les conclusions des auteurs soulignent le potentiel du CBD à favoriser une récupération fonctionnelle à long terme face aux lésions cérébrales aiguës.
En somme, qu’il s’agisse de prévention ou de traitement, le CBD semble déjà démontrer un impact prometteur sur diverses pathologies, allant des maladies neurodégénératives aux inflammations chroniques et aux lésions vasculaires aiguës. Des avancées qui justifient forcément la poursuite des recherches.