C’est une remarque que l’on entend encore parfois : « ton truc, là, c’est pire que la clope, il y a de l’antigel dedans ! »
C’est bien sûr un fake, qui date des débuts de la cigarette électronique, et que certains journalistes ou blogueurs, à la recherche du buzz, déterrent de temps à autre.
Qu’en est-il vraiment ?
De l’antigel dans les eliquides ? Un fake malin
Voici comment, avec 2 informations vraies, on en fabrique une fausse :
- Les liquides de refroidissement antigels de nos voitures sont toxiques : c’est vrai.
- Le propylène glycol est utilisé dans certains liquides antigels : c’est vrai.
- Les eliquides contiennent du propylène glycol, ils sont donc toxiques : c’est faux !
L’erreur (ou la manipulation) est ici : tous les liquides antigels ne sont pas toxiques.
Pourquoi c’est faux ?
La plupart des liquides antigels sont toxiques, parce le produit qu’on leur ajoute pour résister au gel est de l’éthylène glycol : c’est lui qui est toxique.
Dans un moteur, ce n’est pas un problème : personne ne va boire le liquide de refroidissement d’un moteur.
Mais les liquides antigel, ça ne sert pas que dans les moteurs, ça sert dans de nombreux systèmes de refroidissement. Par exemple ceux des chambres froides pour les produits alimentaires.
Dans ce cas, il est formellement interdit d’utiliser de l’éthylène glycol, qui pourrait contaminer les aliments en cas de fuite.
On le remplace donc par un produit un peu moins efficace et plus cher : le propylène glycol.
On le choisi dans ce cas pour une raison : le propylène glycol n’est pas toxique.
Vous en consommez d’ailleurs déjà tous les jours : dans votre pain de mie, dans votre dentifrice, dans vos crèmes hydratantes…
Le propylène glycol, comme la glycérine végétale, est omniprésent dans l’agroalimentaire, la cosmétique et la pharmacie, parce qu’il est à la fois hydrophile (il empèche l’eau de s’évaporer), et antibactérien.
Sources :
L’antigel (Wikipédia)
Le propylène glycol (Wikipédia)
L’éthylène glycol (Wikipédia)