Elle est présente dans la fumée de cigarette, mais est-ce que la vapeur des cigarettes électroniques en contient ?
L’acroléine se forme par décomposition des acides gras soumis à une forte chaleur. Il s’en forme par exemple dans la fumée d’un barbecue, à partir des graisses de la viande. Elle est aussi présente dans la fumée de cigarette, suite à la combustion de la feuille de tabac.
Dans une cigarette électronique, il pourrait s’en former, en chauffant trop la glycérine végétale.
Les études sérieuses montrent pourtant que, s’il peut y avoir des traces d’acroléine dans la vapeur d’une cigarette électronique, c’est dans des proportions négligeables pour la santé. Comme il n’y a pas de combustion, la production d’acroléine est en effet très faible, bien en dessous des seuils de danger.
Pourtant, d’autres études ont alerté les vapoteurs, en mesurant une grande quantité d’acroléine dans la vapeur, parfois même plus que dans une cigarette.
Après analyse, le protocole de ces études était erroné. Elles étaient faites avec des robots à vapoter qui, mal réglés, vapotaient trop fort, ou continuaient à vapoter lorsque le réservoir était vide.
Ce que mesuraient ces études, c’est la production d’acroléine pendant un dry hit. Quand il n’y a plus de e-liquide dans le coton, la résistance chauffe au-dessus de 290°, dégradant effectivement la glycérine. Les robots détectaient donc bien de l’acroléine, mais un vapoteur n’aurait pas fait ça.
En effet, un dry hit est extrêmement désagréable, l’acroléine ayant une odeur très âcre : les vapoteurs l’évitent comme la peste.
Pour un vapoteur humain, il n’y a donc pas de risque d’inhaler de l’acroléine avec une cigarette électronique.